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Sapin de Noël et environnement: les bons choix
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Par Séverine Galus, du Service d'agence de presse d'Option consommateurs
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Pas facile de choisir un sapin de Noël tout en respectant l'environnement. Artificiel ou naturel? Voici des réponses.
Le sapin naturel cultivé Ce sapin est cultivé spécialement pour les Fêtes. Il ne participe pas non plus à la déforestation, puisque la plantation se fait généralement sur des terres qui seraient autrement laissées en friche parce qu'elles ne sont pas utilisables pour l'agriculture. De plus, sa production elle-même contribue à diminuer l'effet de serre, puisqu'un arbre en pleine croissance absorbe davantage de CO2 qu'un arbre mature.
Ainsi, selon l'Association canadienne des producteurs d'arbres de Noël, un acre de sapins cultivés avalerait jusqu'à 13 tonnes de polluants atmosphériques par année. À l'opposé du sapin artificiel fabriqué en Chine, le sapin naturel cultivé génère de l'emploi et d'importantes retombées économiques chez nous, au Québec.
Quelques 250 entreprises québécoises, surtout concentrées en Estrie, tirent des revenus de 30 millions de dollars grâce au 1,8 million de sapins vendus chaque année au Canada et aux États-Unis. Enfin, contrairement au sapin artificiel, le sapin naturel est biodégradable et recyclable. Justement, bon nombre de municipalités disposent d'un programme de recyclage des arbres de Noël après les Fêtes. La Ville de Québec a ainsi récupéré 218 tonnes de sapins de Noël lors de la collecte spéciale qu'elle a tenue en janvier dernier sur tout son territoire.
Ces arbres, réduits en copeaux, serviront à faire du compost. Sinon le tronc et les branches peuvent servir de paillis pour les jardins et les parcs.
La production du sapin naturel cultivé est donc sans tache ? Pas vraiment, puisqu'elle suppose l'utilisation de fertilisants et de pesticides, ce qui a un impact direct sur l'environnement. Mais les producteurs, conscients du problème, se sont engagés dans la lutte antiparasite intégrée. Cela consiste à gérer les ennemis des cultures à l'aide de pratiques et de mesures de contrôle qui sont écologiques et économiquement réalisables.
Cependant, ils n'ont d'autre choix que d'avoir recours aux pesticides lorsque les pousses des arbres sont attaquées par les pucerons. D'autant qu'ils se doivent de répondre aux exigences des consommateurs quant à l'apparence du sapin...
Quelques producteurs québécois ont bien essayé de cultiver des sapins biologiques, mais sans y parvenir de manière rentable. Néanmoins des études se poursuivent à ce propos.
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