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Déco: l'âme d'une vieille maison
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Par Nicole Savoie-Thibaud / Recherche: Jacinthe Lemieux
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Le soleil dore le maïs dans le champ voisin. En bordure du Richelieu, la maison de bois respire au rythme lent de l'été.
Amoureux des maisons - ils les rénovent pour eux et en construisent pour d'autres -, Marie-France et Denis sont aussi passionnés de récupération. À 20 ans, ils avaient rénové leur première maison. Dix ans plus tard, ils restauraient en entier une demeure presque en ruine en bordure du Richelieu.
C'est en 2002 que débute l'histoire. Tout en cherchant une maison dans la région où tous deux ont leurs racines, ils apprennent que les soeurs du Précieux-Sang quittent leur monastère de Nicolet.
Pour voir les photos, cliquez ici.
Le grand-père de Denis ayant jadis été généreux envers la communauté, le jeune couple a la priorité pour choisir les biens mis en vente, à l'exception des meubles que les soeurs conservent. Des camions à remorque sont nolisés pour charger le matériel. Armoires, tiroirs, prie-Dieu, lavabos, quincaillerie, vaisselle prennent la route d'un entrepôt.
À la même époque, Marie-France et Denis passent devant la vieille maison construite sur les bords du Richelieu en 1862 et qui est à vendre. Sans hésitation ils l'acquièrent, avec son terrain de 60 000 pi2.
En fait, ce que recherchait le couple, c'est une coquille qui permettrait d'utiliser le précieux matériel entreposé. «Nous aurions pu construire, mais nous rêvions d'une ancienne maison», explique Marie-France. Les parents n'en reviennent pas. «Je ne peux pas croire que tu pleures pour avoir cette maison» , lui dit sa mère qui ne comprend pas trop l'engouement du couple pour des ruines.
Mais Denis voit déjà les lattes de chêne doré récupérées d'un pavillon d'Expo 67 habiller les murs de la cuisine, tandis que Marie-France imagine la pièce avec les armoires du monastère aussi âgées que la maison.
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