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Rénovation extrême dans un split level
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Par Nicole Savoie / Recherche: Christiane Guérard
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Ils troquent leur maison de campagne et leur appartement contre un split level fifties. Histoire d'un profond changement.
Il fallait de la vision, beaucoup de vision pour reprendre, à LaSalle, le split level d'un couple dont la femme s'était donné pour mission de sauver de la casse des poupées orphelines et autres babioles d'un âge incertain.
Les 500 poupées exposées décoraient des pièces aux murs recouverts de stuc vert, de contreplaqué et de fausse brique. L'aménagement aurait, dit-on, soulevé l'intérêt des médias.
Pour voir les photos, cliquez ici.
Reste qu'une soixantaine de visiteurs ont défilé sans que ne soit présentée une seule offre d'achat, le travail et les coûts de rénovation mettant en déroute les meilleures volontés.
Tous abandonnent donc, sauf Carl et Gilles. Ce dernier avait habité dans son enfance ce quartier où l'on trouve des maisons unifamiliales construites dans les années 1950. Il en connaît la tranquillité et apprécie la proximité du fleuve et des pistes cyclables. «En entrant dans la maison, nous avons tout de suite imaginé des lignes droites, épurées, en accord avec le style des années 50. Il était évident que nous devions tout jeter par terre et ne conserver que la structure», explique Carl.
Tous deux savent que ce style de maison est recherché. Les trois demi-niveaux, sous-sol, rez-de-jardin et étage des chambres, ont quelque chose d'organique, sans doute dû à l'escalier et à l'élévation du toit en pente qui unifient l'espace.
Près d'un demi-siècle avant la vogue des aires ouvertes, le split level présentait un espace aéré lumineux. Avec le flair de vieux routiers, Carl et Gilles saisissent l'occasion, d'autant qu'il n'y a plus rien à vendre dans les environs.
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