Est-ce une maison d'enfance? A-t-elle un passé? On pourrait le croire en découvrant ses formes intemporelles et le joli mouvement de sa toiture.
Au moment de l'acquisition, seules existaient sur le site une piscine et une ruine irrécupérable. Grâce aux architectes Wolff, Shapiro, Kuskowski, aujourd'hui une maison s'y dresse qu'Elise Brault a aménagée. Vaste et imposante, campée au milieu d'un jardin sans sophistication excessive, cette demeure possède tout ce qui séduit dans une maison des champs: un air de solidité protectrice, un habillage de bardeaux, de grands volumes et de multiples fenêtres regardant comme autant d'yeux un paysage doucement vallonné.
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En façade, la galerie et le porche voûté, protégés des intempéries, ont gardé les chaudes couleurs du bois de cèdre. Le soleil et la pluie ont velouté et pâli les autres surfaces extérieures, leur donnant ce cachet attachant des choses adoucies par l'usage.
Le rez-de-chaussée, au plafond relativement bas, parcouru de poutres vernies, reste cependant très éclairé par une abondance de baies vitrées. Pour faire écho à l'architecture et respecter l'esprit des lieux, l'élégance s'appuie sur des valeurs éprouvées.
Au salon, la note rustique d'une natte de sisal, la neutralité des housses blanches éclairent le motif foisonnant des rideaux.
Recouvert du même tapis, le second salon sert de séjour et adopte pour l'été la gaieté du rouge, en coordonnés unis et rayés, la rondeur sympathique d'un pouf à carreaux et quelques accessoires sans prétention, patinés par le temps. Le classique n'exclut pas la fantaisie, voire l'inventivité, et le style «campagne anglaise» n'impose pas forcément le chintz fleuri et les tons pastel.
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