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Un appartement minuscule
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Par Anna Mikan / Recherche : Christiane Guérard
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Un décor bien pensé qui démontre, sans l'ombre d'un doute, les formidables possibilités qu'offre un minuscule logement.
C'est un oeil d'expert qu'a posé Mathieu Koch sur ce logement sans panache construit en 1870 au coeur du Plateau. Possédant une formation axée sur le design, Mathieu a utilisé cet espace de 800 pi2 un peu comme un laboratoire d'idées et d'essais.
En décloisonnant d'abord, puis en surélevant et nivelant le plancher, en supprimant la main courante de l'escalier et en affranchissant le mur de briques de sa prison de gypse, il a créé un espace de vie léché et intime.
Pour voir les photos, cliquez ici.
Un espace enflammé par des lattes de sucupira, un bois sombre pimenté de rouge, qui poursuivent leur course d'une pièce à l'autre.
Une pièce pour recevoir Le mur de briques fait partie des éléments architecturaux qui plaisent et qu'il serait fou de cacher. Dans ce cas-ci, il témoigne de l'âge vénérable de la maison tout en donnant un solide coup de chaleur à la pièce.
Quel que soit l'angle de vue, le salon vibre par son allure dégagée. Cela tient autant à la teinte claire des murs qu'à la simplicité de l'ameublement. La géométrie et la monochromie des fauteuils et des blocs de bois équarris qui servent de tables d'appoint cèdent à peine quelques pouces à la couleur sous forme de jeté, de toiles et de coussins.
Deux points d'intérêt viennent faire éclater toute velléité de rigueur. L'ancien meuble de bibliothèque, qui servait autrefois au classement des fiches à l'UQAM et qui a été récupéré par bonheur, puis la chaise moulée originale de Verner Panton dénichée, rien de moins, dans une vente-débarras...
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