Derrière une façade classique du quartier Rosemont, une confortable maison sur trois niveaux, vit en osmose avec le jardin et sa lumière.
Cette séquence de volumes clairs, où la présence végétale filtre et adoucit la lumière, implique une certaine sobriété du décor. Le couple « fou de design » a choisi le cuir noir, la rigueur d'un accrochage mural, la transparence de quelques étagères et de soliflores, ce qui n'exclut pas la note d'humour d'un petit cochon en carton ondulé (D-Torso, c'est son nom, vient du 107 Rivoli).
Sur le même étage, à l'entrée de la salle de bains, le conduit de cheminée est dissimulé par des portes graphiques qui cachent un rangement CD et délimitent le coin bureau ; des portes similaires, placées en retrait, donnent accès aux chambres et à une salle de bains rénovée.
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L'escalier dévale au coeur du bungalow jusqu'à l'étage à rez-de-jardin, et remplace avantageusement les degrés extérieurs qui menaient à la terrasse. Des plaques de bambou étouffent la résonance des pas sur la structure d'acier, peinte en usine, et le matériau, qui connaît parfois un accueil réservé dans le domaine privé, acquiert ici ses lettres de noblesse par la grâce du design.
Le nouvel accès conduit à une cuisine ouverte sur la cour, à une salle à manger lumineuse, à une terrasse qui a le ciel pour toit et à une remise en bois, tout au bout. L'expansion a transformé le mode de vie, offrant en prime les variations saisonnières du paysage.
Par la sobriété de sa façade soigneusement ragréée, par la juxtaposition de matériaux traditionnels et contemporains, la maison fait corps avec le quartier. Elle s'exprime, sans se faire remarquer, dans le respect de son histoire.
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