À Limoilou, dans un loft lumineux, un sculpteur a réuni tout ce qu'il aime: des meubles Art déco, les oeuvres de ses amis et des objets disparates qui ont une histoire.
Jacques Coulombe se défend d'être collectionneur. Son plaisir est d'assembler ce qui se ressemble, ou de réunir des objets dissemblables mais d'une même famille. Le précieux comme ce qui l'est moins. L'abondance est en elle-même un style. Et son effet décoratif est saisissant dans cet immense loft de 30 pi sur 60 pi où sculptures et tableaux occupent généreusement les lieux.
«La sculpture est un art exigeant qui a besoin d'espace, dit-il. Le grand public n'est pas porté à en acheter. Les musées sont petits et en montrent peu. Les affaires culturelles se désintéressent de nous. Le Québec n'a pas de découvreur ni d'André Malraux. Trop de sculpteurs voient leurs oeuvres remisées au fond d'une cour, en train de rouiller.» Alors, pour gagner le quotidien, il est technicien en génie civil, expert en matériaux, et pour le vivre, il sculpte la matière dans l'atelier de 150 ans contigu au loft.
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Le mur qui sépare l'espace habitation de l'atelier est en brique d'origine. La fenêtre est pleine hauteur, le plafond a 18 pieds. Au sol, des dalles de béton de 2 à 6 po, tant il était difficile d'égaliser le sol.
Le salon et la salle à manger font pièce commune. La cuisine est ouverte, réduite à un plan technique muni d'une surface de travail et de placards. Une mezzanine accueille la chambre et le bureau et, au-delà de la passerelle, un coin lecture, au-dessus de l'entrée.
Chez lui, tout est affaire de coup de coeur. Un pêle-mêle de curiosités. Mais n'est pas du genre à chercher l'article qui manque jusqu'à ce qu'il le trouve. Ce qui le retient, c'est l'originalité, la forme des objets, les rondeurs particulièrement.
«J'aime les objets, j'aime fouiner chez les antiquaires, les brocanteurs. Je vais parfois dans les ventes aux enchères. Ces temps-ci, j'affectionne une boutique du Vieux-Québec spécialisée dans les modernes.»
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