Au bout du sentier, au-delà du grand arbre et de la barrière blanche, elle surgit parmi les fleurs et la verdure, fragile comme un poème, rose et délicate comme une maison de poupée.
La salle à manger est sans doute la pièce la plus représentative des goûts de la propriétaire. S'y retrouvent, dans un mélange informel, les lignes pures de la table d'Eero Saarinen (1956), la délicatesse des chaises «Superleggera» de Gio Ponti (1957), le guéridon, doré sur pied de bronze, de Meret Oppenheim; des meubles, acquis au hasard du temps, qui jalonnent l'histoire du design moderne.
Ils baignent dans une douce clarté, filtrée par des rideaux vaporeux, réfléchie par les mille facettes d'un lustre à pampilles.
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On peut en conclure que Dominique apprécie ce qui est à la fois léger et foisonnant, ce qui accroche la lumière sans prétendre au vif éclat, les ors éteints et les bois patinés. Utilisé sans dogmatisme, le design aux lignes pures n'est jamais froid.
À l'étage des chambres mansardées et de la salle de bains (calculée au millimètre près), le séjour mêle un canapé contemporain et des coussins en tissu Fortuny à un secrétaire ancien. Les chauffeuses, habillées du motif «Papillons» de Comoglio, bordées de franges multicolores, sont de petits chefs-d'oeuvre de tapissier. Toujours le souci du détail... Éclaboussé de gouttes de pluie sur fond de soie, le tapis «Rain» attire l'oeil, mais c'est un panneau mural qui le retient.
Là encore, Jean-François Gagnon traduit le chant du monde avec ses pinceaux. Hommage à la nature et au cosmos! Le «Soyez polis» de Prévert est une amicale mise en garde: Il faut être très poli avec la terre et avec le soleil. Nous savons bien que l'esprit règne dans une maison que hante la littérature...
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