Pour Henri Salvador, le designer Philippe Dagenais a conçu à Montréal un appartement tout blanc.
Le soir, à Paris, il se pose Place Vendôme où il est l'un des rares à posséder encore un appartement. «Tout un étage, 180 m2 achetés en 1950. Aujourd'hui, je ne vous dis pas ce que ça vaut.» Car la chic Place Vendôme est le royaume de la joaillerie de grand luxe et des bureaux de prestige.
Outre cet appartement «style vieille France», monsieur Henri a aussi une villa au parfum de Provence, à Saint-Cyr-sur-mer, entre Marseille et Toulon.
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Avec son smoking blanc, son rire majuscule et ses airs soyeux où le jazz s'imprègne de mélancolie, ce musicien qu'ont aimé quatre générations parcourt encore le monde.
Tahiti, le Brésil, le Japon, les Antilles. «Ma femme aime voyager, s'excuse-t-il. Elle aime aussi dépenser! À Barcelone, Catherine a acheté des valises. À Montréal, elle voulait un appartement.» C'est fait. Dans le Vieux-Montréal, aménagé par Philippe Dagenais.
«J'étais venu aux FrancoFolies. J'avais adoré. Je suis revenu participer à un spectacle pour la télévision, au lac Socacomie, du côté de Mastigouche, aux abords de Saint-Alexis-des-Monts, vous connaissez? Je cherchais quelqu'un pour aménager mon appartement. Le propriétaire de l'auberge, le regretté Yvon Plante, m'a conseillé Philippe Dagenais. C'était un grand ami à lui. Je l'ai rencontré. On s'est tout de suite entendus. Il m'a dit : "Faites-moi confiance." Il avait raison. Vous allez voir. C'est chouette, c'est moderne, c'est tout blanc. Cela change.»
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