Un esprit nouveau a soufflé sur un chalet qui ressemblait à tant d'autres. Sous une simplicité apparente, il révèle aujourd'hui un regard d'esthète et un goût affirmé pour le naturel.
Au-delà du meuble en épi s'étend l'espace détente, divisé lui-même en deux zones, l'une tournée vers la cheminée, l'autre regardant la nature par une large baie vitrée. Jusqu'au plafond en pente, la cloison est animée par l'asymétrie des casiers de bibliothèque. Ils couvrent toute la surface murale, sauf pour un panneau sur lequel une commode ancienne, une lampe Tiffany d'époque et un dessin de qualité composent une nature morte bien équilibrée.
Mis à part les entrelacs discrets des tapis orientaux, une seule tache de couleur, mais éclatante, le confortable canapé bleu en ultra-suède de Casodi.
Pour voir les photos, cliquez ici.
Les fibres naturelles sont à leur place dans cet environnement où le bois domine, et le cannage des deux fauteuils anciens, patinés par le temps, s'harmonise au rotin pâle comme aux formes rondes des sièges.
En amont des choix décoratifs, on perçoit l'influence d'un minimalisme tempéré qui, sans aller jusqu'à l'anti-décor, s'applique à libérer l'espace tout en sauvegardant le confort et l'esthétique. Chaque élément est rentabilisé au maximum, alliant la beauté de la forme et l'adéquation de la fonction, ce qui n'est rien d'autre que la définition du design.
Située dans les Laurentides, la maison domine le lac, la terrasse s'avance vers l'eau comme la proue d'un navire. De son ancienne structure, vitrée comme une serre et peu confortable, Mario Saia n'a gardé que la toiture, en la modifiant. Les parois de verre ont été remplacées par du grillage pour permettre une meilleure aération pendant l'été et un contact plus direct avec la nature. Au plafond, un système irradiant réchauffe les soirées fraîches. Quand vient le temps des flambées, des panneaux vitrés hermétiques se déploient, isolant complètement la grande salle. Et le bateau poursuit sa route, voguant en pleine nature.
|