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Un bijou de petite cuisine
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Par Nicole Savoie-Thibaud / Recherche: Carolle Drab
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Un ébéniste joue d'astuce pour récupérer et gagner de l'espace dans sa cuisine en acajou et en noyer noir.
Le choix du bois comme revêtement n'est pas un hasard dans la cuisine d'un ébéniste, n'est-ce pas? Ce choix allait de soi puisque je réalise des meubles et des cuisines en bois. Puis notre maison est située à la campagne. Une cuisine en bois s'intègre naturellement à un tel environnement. J'ai choisi de l'acajou pour les armoires et les tiroirs. Laissé au naturel et simplement verni, il rougit avec le temps et, sous l'effet de la lumière, il colore la pièce. Les plans de travail sont en noyer noir, intéressant pour sa résistance et sa beauté. C'est un bois à la veinure noire et beige qui se modifie selon la lumière. Il dure longtemps, presque autant que les meilleurs matériaux synthétiques. Au besoin, on peut le poncer et le vernir comme un parquet.
Pour voir les photos, cliquez ici.
Cet amour du bois va de pair avec une préférence pour les lignes épurées, plutôt rare chez un ébéniste. Comment avez-vous développé ce goût? J'aime bien la simplicité et le côté fonctionnel des cuisines européennes. Les espaces sont petits, le mobilier est limité à l'essentiel, et les matériaux utilisés sont solides. Les choses sont faites pour durer. C'est ce que j'ai voulu réaliser avec des armoires et des tiroirs aux intérieurs en bois et de l'ardoise verte sur le sol.
L'aspect contemporain est accentué par la colonne porteuse, dont la finition chocolat, réalisée par Johanne, ma conjointe, imite la texture du béton. Cette cuisine remplace une cuisine rénovée il y a vingt ans. Je l'avais réalisée à l'époque en contreplaqué, faute de budget. C'était «la cuisine en attendant». Celle-ci est faite pour durer. Il vaut mieux éviter «les cuisines en attendant».
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