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S'offrir une antiquité
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Par Christian-Benoit Lapointe
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Acheter une antiquité n'est pas un acte de consommation comme les autres, c'est plutôt un processus d'apprentissage complexe, mais accessible.
Choisir un antiquaire Au départ, il n'y a ni bon ni mauvais antiquaire. Acheter une antiquité est une démarche qu'il faut mener à son rythme. Deni Blanchet, antiquaire à Montréal, nous en suggère une.
• «D'abord, on commence à faire le tour des antiquaires pour voir ce qui nous plaît, quel genre de pièce on recherche et dans quel style.» On peut choisir un samedi après-midi pour une première visite, car les antiquaires seront très occupés. Cela nous permettra de visiter les boutiques seul, et de voir comment ils agissent avec leurs clients.
• «Puis, il faut noter l'esprit de la boutique.» Si on aime le style et si on s'y sent bien, il y a de bonnes chances qu'on y trouve une belle pièce. Certains antiquaires sont spécialisés dans une époque ou un objet.
• «Ensuite, il faut parler avec l'antiquaire.» Il y a plusieurs informations qu'on recherche à ce stade: voir s'il semble honnête, si on l'apprécie, s'il sait de quoi il parle et si ce qu'il dit est logique. S'il n'est pas capable de décrire ses pièces, c'est probablement qu'il ne s'y connaît pas vraiment. On peut quand même acheter dans sa boutique, mais ne pas trop se fier à ses conseils.
• «Il faut faire un peu de recherche sur l'objet choisi.» Plus on en connaît, plus on sera en mesure de faire un bon choix, et surtout d'en connaître la valeur.
Les idées erronées • Le temps n'est pas l'unique déterminant de la valeur. «Les gens pensent souvent que plus un meuble est vieux, plus il a de la valeur. Ce n'est pas faux, mais il y a une autre variable très importante, c'est la qualité du travail de l'ébéniste qui a conçu le meuble.»
• Reproduction n'est pas synonyme d'escroquerie. Une reproduction n'est un mauvais achat. En effet, une reproduction peut dater du XIXe siècle et être unique.
• Ne pas mélanger époque et style. Une pièce peut être du style Louis XVI, mais avoir été fabriquée à l'époque de Napoléon III.
Achat et négociation Il n'y a pas de secret pour obtenir un bon prix, mais on doit quand même respecter quelques règles. • Toujours négocier avec à-propos et respect. Offrir 500$ pour une pièce affichée à 1800$ ne fera que choquer l'antiquaire et ne mènera à rien.
• S'informer et être en mesure de reconnaître une pièce de qualité.
• Ne pas négocier en énumérant les défauts de la pièce.
Merci à Deni Blanchet, Antiquaire, 2672, rue Notre-Dame O., Montréal.
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