La petite maison centenaire revit sous le doigté sensible d'une artiste.
En bordure du lac des Deux-Montagnes, à Hudson, la petite maison de bois aux murs extérieurs ivoire ne pouvait trouver meilleure preneuse que Jo-Anne Collar qui l'a acquise il y a quelques années pour l'habiter avec sa fille Morgan.
Construite en 1906 par la famille Hodgson, propriétaire du moulin à scie des environs, la maison avait, sous un aspect peu invitant, conservé l'essentiel de sa personnalité: plafonds et parquets d'origine, murs lambrissés de panneaux unis ou à rainures et languettes de bois, porte d'entrée ouvragée, boiseries. Designer d'intérieur, spécialiste de la patine et du faux fini, artiste du batik, technique qui lui a déjà permis de gagner sa vie, Jo-Anne a une vision particulière de l'aménagement.
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«J'ai voulu que la maison ait l'air d'avoir toujours été comme elle est maintenant», dit-elle. Objectif qui explique l'approche shabby visant à redonner vie aux meubles et aux lieux en respectant l'histoire et le temps passé.
D'une superficie de 1000 pi2, la construction au toit pentu s'élève sur un terrain descendant vers le lac. Au rez-de-chaussée, le séjour, la salle à manger, la cuisine rénovée occupent l'espace ouvert. Une salle d'eau a été aménagée sous l'escalier dans un ancien placard. Un escalier droit mène aux deux chambres de l'étage et à la salle de bains totalement refaite et agrandie.
Si le but d'une rénovation demeure la recherche de la vérité d'une résidence, la designer le fait en intégrant les objets et les références acquises lors de ses séjours en Europe, en Asie, en Amérique du Sud.
D'origine anglaise par ses parents, élevée en Europe et en Turquie, Jo-Anne a un faible pour la France. «C'est en visitant ma tante, à Perpignan, que j'ai eu envie de reproduire chez moi l'ambiance des maisons françaises: couleurs claires et lumière, volets aux fenêtres.»
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